jeudi 29 octobre 2015

Ultime billet de ce blog...

J'ai envoyé copie de cette lettre à mon frère.

Hier à 19h51, j'ai reçu un message vocal de sa part, dont je vous laisse seuls juges de la teneur :

Ouais bonsoir Mano
Ben écoute j'ai reçu heu donc ta lettre et heu je sais pas trop heu
Enfin je l'ai lue, hein, évidemment, heu 
pfffff, et franchement... heu
Moi personnellement je suis je me sens un peu éloigné de tout ça et heu je t'avoue que... que ça me c... enfin ça me correspond pas beaucoup moi je m'en fiche un petit peu, quoi, d'accord
Si toi ça te fait du bien tant mieux mais après...
Et après je... je, 'fin
J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi tu veux faire cadeau à Bertrand heu, après coup, de tout cette... 'fin de tout ça, y a pas de raison, donc c'est un peu... c'est un peu contradictoire, 'fin je trouve
Et après ben écoute heu je ne sais pas si ça... ça aura beaucoup d'impact chez les Roussille mais en tous cas au moins t'as... t'auras dit des choses que... t'auras écrit du moins des choses qui avaient le mérite d'être écrites à un moment, peut-être
et après je crois que c'est pas très
J'ai vraiment envie d'aller de l'avant, moi je n'ai pas envie de m'attarder à ce qui s'est passé ou à toutes ces vieilleries donc j'avoue que ça...
Ça ne me concerne pas énormément
Ça ne me semble pas aussi important qu'à toi, en tous cas
Ben écoute bonne soirée
A l'occasion on va discuter.

Moi personnellement, je pense que ce message met un point final à mes relations... pardon mes tentatives de relations avec ma famille.

Christiane Roussille et Jean-Hervé Roussille, deux magnifiques spécimens d'inhumains


Mes affaires, je fais une croix dessus, parce que je ne peux pas aller les récupérer : personne ne peut ou ne veut ne serait-ce que m'accompagner pour s'assurer que Bertrand me laisse repartir en vie de la maison où il les retient en otage.

Ma maison, je fais une croix dessus, parce que je ne peux rien faire d'autre pour être libérer de cette emprise familiale malsaine.

Mais pour moi, tout ce que je laisse en arrière n'a aucune importance : ce n'est que du matériel.

A l'heure actuelle, je suis plus riche que lorsque je vivais avec Bertrand, même si je n'ai plus un sou en banque et que parfois la précarité de ma situation m'oblige à des acrobaties comptables : je ne suis plus dépendante de drogues qui me détruisaient le corps, j'ai retrouvé le plaisir d'écrire, de lire et de dessiner, j'ai un toit sur la tête, j'ai de la nourriture sur ma table, j'ai des chats qui m'aiment, j'ai mes jambes pour marcher, mes yeux pour lire le code divin, ma main pour le photographier, mon cerveau pour l'interpréter, de l'eau chaude pour me laver... J'ai même trouvé un très bon psychiatre pour m'aider à appréhender mon futur avec sérénité.

Honnêtement, c'est tout ce qui compte vraiment pour moi : mon avenir est la seule chose qui vaut mon attention, et j'ai tout ce qu'il faut pour m'en sortir.

Merci mon très cher et doux Archange de m'avoir sortie de ce bien vilain pas, merci pour ton amour et ton affection, merci pour tout ce que tu me donnes.

J'ai une vie très heureuse grâce à toi ; au moins ne suis-je pas corrompu pas la bassesse de la société ; au moins je ne suis pas engagée dans mes biais intellectuels au point de perdre tout sens de la mesure ; au moins je ne ressemble pas à tous ces gens tellement préoccupés d'eux-même et d'augmenter leur patrimoine qu'ils s'en fichent d'écraser autrui dans l'accomplissement de leurs objectifs inhumains.

Ce billet est le point final de ce blog : il n'y a rien à dire de plus à propos de Lune de Male Daumon, anagramme du nom que m'ont donné mes parents. Il est temps que je redéfinisse ma vie en fonction de ce que l'Univers attend de moi, et non plus de ce que j'attends de l'Univers.

'Tsuki je suis, 'Tsuki je serais.

La suite de mes aventures intellectuelles est à suivre sur I don't belong, un blog ou je parle moins de moi et plus de vous.

mercredi 28 octobre 2015

" Je je suis un Roussille-heu, Je suis une catin ! Je je suis si fragile-heu, Qu'on me tienne la main !"

(L'ange jette un coup d'oeil à la dérobée aux yeux noirs qui pétillent derrière les cartes qu'elle tient. L'expression de son visage vient de changer, quelque chose s'est passé qui a changé la donne. L'air inspiré, elle clame :)

- Dans la famille Roussille, je voudrais... la pute !
(Il bat un coup des ailes et sourit, rusé)
- Laquelle, de pute ?
- Ben disons... Le fils, déjà pour commencer...
(L'ange tire une des cartes de sa main et la lui tend)
- Tiens...

Bertrand ROUSSILLE, pas franc(hement) maçon(ne)

- Maintenant je voudrais... Le frère !
- Voilà.

Frédéric ROUSSILLE, se satisfaisant de petites combines à deux ronds six sous
- Je crois que je peux aussi te demander... La sœur !
- (il tend la carte en question) Bien vu.

Anne Laure ROUSSILLE, employée par les Ateliers d'Art de France
- Après... Je pense que tu as aussi... La petite-fille !
- Exact, tiens.

Margaux Roussille, employée par la boutique accessoires de Chanel avenue Montaigne
- Du coup... Je pense que tu as aussi... La mère !
- Héhéhé... Voilà.

Françoise ROUSSILLE, à la tête d'une SCI immatriculée sur Rouen
- Et naturellement, la carte que tu m'as prise tout à l'heure... Le père...
(il sourit, ravi de perdre)
- Te voilà exaucée, Princesse.

Jean-Claude ROUSSILLE, à la retraite, dernier emploi occupé, courtier en fourniture de restauration sur Rungis
- HAHAHAHAHAHAHA ! Famille !!! j'ai gagné, j'ai gagné... Tu es bon pour un gage !!!
- Tout ce que tu veux, Princesse, tes désirs sont des ORDRES.

(Elle réfléchit longuement, avant de demander d'une toute petite voix)

- Je veux rentrer chez moi...
- QUARANTE-DEUX, princesse ; tout vient à point à qui sait attendre.


Ce billet est dédié à la Mémoire de LA BALANCE (1933 -2004). Puisses-tu trouver le repos éternel, à présent que ta dette vis-à-vis de moi est payée.

Ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre n'est jamais une bonne idée, père.
 
"Ze ne comprend pas pourquoi y sèssent, mes arbres, gneuh..."

MAAT EN SIX COUPS, MARS !!! MultiPoseService n'était que le début...

You should have been careful with what you wished that day, sweety...

lundi 26 octobre 2015

Echec au Roi



Bertrand Roussille
Jalhac
15380 Moussages


Lettre envoyée en recommandé avec accusé de réception
Copie de la lettre envoyée en AR à Monsieur Jean-Claude Roussille, Mennerville (78)
Copie de la lettre envoyée en AR à Madame Christiane Roussille, St Gildas des bois (44)


St Gildas des bois le 26 octobre 2015

Suite à nos deux conversations téléphoniques de vendredi dernier, je pense utile voire nécessaire de mettre par écrit un certain nombre de faits afin que la situation nous apparaisse clairement à tous deux, et pour qu’il n’y ait plus aucune zone d’ombre par rapport à la façon dont j’envisage mon avenir sans toi.

Commençons par un petit récapitulatif concernant la façon dont nos vies se sont entremêlées, afin que je puisse enfin te dire comment j’ai vécu notre relation et la façon dont je me suis sentie trahie par toi.

Par suite d’un différent entre nos parents voilà plus de quarante ans, nous nous rencontrons pour la première fois tardivement, au début des années 2000 ; cette rencontre est un véritable coup de cœur, la promesse d’une amitié à la façon de Montaigne : nous avons beaucoup en commun, des goûts musicaux à nos lectures ; je sors d’une relation amoureuse qui m’a fait beaucoup de mal, et j’ai désespérement besoin d’un appui familial, un entourage qui me fait défaut entre ma mère me haïssant, mon père déçu dans ses ambitions pour moi et mon frère à l’époque toujours prêt à juger négativement ce que je faisais ; tu sais les déchirures de la famille Roussille, tu connais ma mère : je ne vais pas refaire le topo ici sur ce sujet.

Lorsque ton père, mon oncle maternel, m’invite à rencontrer sa petite famille alors que nous n’avons jamais été en contact et que je fais ainsi ta connaissance, je suis aux anges, j’ai l’impression d’avoir trouvé enfin le bout de famille dont j’ai si désespérement eu besoin toute ma vie.

Vous me faites tous deux découvrir le Cezallier, le Cantal, le contact à la nature à travers le camping sauvage et la pêche ; je tombe éperdument amoureuse de ce coin de France moi qui, fille d’expatriés, ai vécu toute ma vie d’un déménagement à un autre sans attache nulle part ; je vous remercie mille fois pour cette bouffée d’oxygène au milieu de cette vie en région parisienne que je ne supporte plus qu’à coup d’anti-dépresseurs, d’anxiolytiques et de somnifères. Un lien qui me paraît profond se tisse entre nous deux.

Tu me fais rencontrer ton ami, Louis Folley, avec qui tu as envie de monter une entreprise de pose de parquet en région parisienne, et je vous demande pourquoi ne la monteriez vous pas dans le Cantal ; l’endroit propose une véritable qualité de vie… L’idée fait lentement son chemin chez vous deux ; moi, mon objectif est arrêté : c’est là-bas que je veux vivre, définitivement. Sans compter que je veux de mon côté arrêter de travailler dans le tertiaire et me lancer dans une activité manuelle ; ça fait des années que pousser du bois me démange. Je me lance donc grâce à l’opération Place aux Jeunes de St Flour dans mon déménagement pour l’Auvergne ; je trouve une formation en marqueterie au LEP de Murat et commence mon année scolaire sur place, en septembre 2002. Pendant ce temps, Louis et toi réfléchissez à la faisabilité de votre entreprise en Auvergne.

A l’été 2003, c’est le grand déménagement de région parisienne pour vous deux : toi et moi, soucieux de faire des économies sur le logement (logement que nous n’aurions pas eu si mon père ne s’était pas porté caution pour nous, quand ta propre famille refusait de le faire, te souviens-tu, Bertrand, comment nous avons failli rester à la rue ?) prenons une colocation sur Aurillac, Louis s’installe avec sa femme ; vous montez votre entreprise. Les débuts sont difficiles autant pour votre entreprise que pour moi : trouver du travail s’avère plus compliqué que je ne l’avais prévu ; j’en viens rapidement à me dire que l’idéal serait de monter ma propre entreprise, et c’est ce que je vais tenter de faire, notamment en participant au stage création reprise d’entreprise dispensé par la chambre des métiers du Cantal. Je souhaite m’installer comme écrivain public alors, te rappelles-tu ?

Mon père décède alors que le stage vient de se finir, en mars 2004. Je me souviens que c’était au moment même de la remise de diplômes par la chambre de métier qui avait prévu une petite cérémonie de célébration que mon frère cherchait à me joindre pour m’annoncer la terrible nouvelle. Le choc m’est violent. Et d’autant plus que sa succession, couplée à celle de ma grand-mère paternelle que nous venions d’enterrer en décembre 2003, ne se passe pas sans heurts familiaux importants.

Si en région parisienne j’étais soignée pour une dépression qui semblait s’être dissipée à mon arrivée dans le Cantal, j’en atteins tout à coup le nadir en ce printemps 2004 : mon père a toujours été mon seul soutien familial, sa disparition me brise. Je commence à boire de façon bien plus systématique que occasionnelle, je me démotive sur mes projets, me renferme à notre domicile pour ne m’ouvrir plus guère qu’à internet. C’est dans ces conditions que tu me proposes d’acheter une maison, avec une dépendance, ce qui nous permettra de faire de l’hébergement touristique ; tu me fais miroiter la possibilité d’avoir un atelier… Je me motive, je trouve les annonces, cherche la maison, organise les visites ensemble… Et nous tombons enfin sur Jalhac. Je suis tombée instantanément amoureuse de cette maison : tu ne voyais qu’un tas de pierre, je te montrais tout son potentiel… La succession de mon père se règlant lentement mais sûrement, les fonds sont en vue pour procéder à son achat, mais ils ne sont pas encore là au moins de la signature du compromis ; tu as fourni sur tes deniers personnels les fonds qui nous permettent de verser les arrhes pour signer la promesse de vente, et cet argent, Dieu que je vais en entendre parler par la suite…

Nous trouvons la banque qui nous consent l’emprunt, emprunt que j’ai personnellement négocié et qui ne nous a été accordé que parce que le montant de mon héritage était substantiel ; sans cette garantie-là, tu sais parfaitement que nous n’aurions jamais obtenu le prêt vu que nous étions tous deux en situation de précarité, moi sans emploi au RMI, toi à la tête d’une entreprise ne dégageant aucun bénéfice et n’ayant pas même encore atteint sa troisième année d’exercice.

Et c’est là que les vrais ennuis ont commencé pour moi. Car le fait de ne pas avoir fait le dépôt initial à égalité avec toi t’a permis d’avoir un motif pour me faire culpabiliser et de me manipuler afin que je contribue « plus » que toi : je me suis rapidement retrouvée à payer le loyer d’Aurillac, plus le crédit de la maison, plus, les taxes, plus les factures, plus les courses, plus… Tout ça parce que toi, tu as donné le pognon initial, et que moi je n’en ai rien fait. On pourrait demander d’ailleurs au notaire qui a procédé à la vente comment tu avais essayé de faire mettre la maison à ton nom seul, sous prétexte que tu faisais cet apport initial tout seul, d’ailleurs ; peut-être s’en souviendra-t-il… Moi je n’ai rien oublié, en tous les cas.

A partir de la fin 2004, tu as vécu à mes crochets, d’abord parce que ces foutus arrhes t’en donnaient le plein droit d’après toi, mais aussi parce que ton entreprise MPS ne décollait pas du tout : en réalité, tu n’arrivais pas à dégager de salaire, et tu n’as jamais réussi à en faire quoique de soit de bien probant : n’est-elle pas liquidée à l’heure actuelle, après n’avoir jamais dégagé de bénéfice suffisant pour sa survie ?

Nous rénovons la maison ensemble, et là encore, tu me balanceras que le travail que j’ai fait n’avais rien de comparable à tout ce que toi, tu as fait : moi, je me suis juste tapée la destruction de l’ancien enduit de chaux et le jointoyage pour rendre les pierres apparentes de tous les murs de la maison, ce qui m’a détruit les mains, d’ailleurs, alors que toi, et ton père, vous faisiez tout le reste… Peu te chaulait alors que je ne pouvais pas physiquement assurer plus ; c’était ce qui te permettait de penser que la maison était plus à toi qu’à moi dans les faits, puisque tu y investissais plus de sueur…

Mais pendant que tu jouais les gros bras de chantier et réfléchissais posément (plus de neuf mois, c’était en effet posé, comme reflexion, merci pour le « délai » qui m’a bien saignée à blanc) à la façon de couler la dalle en y passant le PER, tout ça, et bien moi j’étais derrière. Et je banquais pour tout sagement, poliment, gentillement. Pendant deux ans il a fallu tenir le loyer d’Aurillac, ses impôts locaux exorbitants, payer le crédit, les impôts de la maison, les factures d’eau, d’électricité, la bouffe sur la table, l’essentiel et le superflu… Je me suis même retrouvée à acheter tes caleçons et tes chaussettes… Tout ça parce que j’apportais soi-disant pas autant que toi tu apportais, et que c’était normal que je compense… Et moi je t’ai laissé manipuler ma culpabilité. De toutes façons le décès de mon père m’avait brisée : rien n’était plus facile que de me laisser croire que tu méritais toutes les choses que tu exigeais de moi. Et tu as de surcroît joué de main de maître ; toutes les dépenses de l’époque sortent du compte commun créé pour le crédit ; je l’alimentais, mais les dépenses sont faites en nos deux noms : du point de vue juridique c’était finement joué, bravo. Ça donne l’impression que tu as participé, alors que tu n’as jamais mis un centime de participation, en dehors du téléphone, de quelques courses de temps à autre, quand je te disais mon ras-le-bol de ne pas te voir participer aux frais de notre vie en commun. Tu as également payé les arriérés de loyer quand j’ai décidé d’arrêter de payer pour un logement sur lequel tu t’es arrangé pour éviter de participer à chaque fois que je t’en en laissé stupidement l’opportunité.

Les choses ont encore empiré quand nous avons emmenagé ensemble à Jalhac. L’affaire des loyers impayés t’as laissé un goût amer en bouche ; tu te rends compte que l’alcool ne suffit plus à me contrôler. Et c’est à cette époque, alors que nous venons enfin de déménager à Jalhac que tu décides qu’un second outil de contrôle de mes sautes d’humeur est nécessaire. Tu me convaincs que le cannabis à usage est la solution à tous mes problèmes, en plus de l’alcool que tu me vois ingurgiter comme un assommoir. C’est vrai que je suis devenue difficile : une alcoolo qui a le vin triste ce n’est pas très aimable, n’est-ce pas… Sans compter que je commence à refuser de faire le ménage ou la cuisine, et que je montre plus fréquemment les dents quand tu me menaces…

Tu te renseignes sur la façon de cultiver ce psychotrope à domicile, fais tous les achats nécessaires à l’élaboration d’un jardin indoor toi-même, fabriques le placard sur mesure, achètes les graines chez un breeder espagnol après t’être beaucoup documenté sur le sujet…

Début 2009, le placard donne à plein régime, huit à dix plants toutes les quatre semaines, que je consomme sans frein ; tu as même monté un second placard pour préserver un plant mère afin d’obtenir des boutures pour que le délai où je me retrouve sans cannabis soit aussi court que possible, te souviens-tu ?

Je consomme beaucoup trop de cannabis en buvant beaucoup trop d’alcool, ce qui aboutira à cette spectaculaire décompensation en mars de cette année là, où, persuadée que tu voulais me tuer, je suis partie un soir en pyjama dans ma voiture personnelle même plus assurée (ce que je ne savais pas au moment des faits : tu étais chargé de renvoyer les documents pour l’assurance, et mon véhicule a été mystérieusement le seul à ne pas avoir été pris en compte lors de notre changement d’assureur, de la Pacifica à Groupama, changement que tu m’as contrainte à faire, soit disant pour que le traitement de toutes nos assurances soit plus facile ; j’ai découvert lors de ma panne en Corrèze que tu m’avais arnaquée sur ce plan là aussi : mon véhicule n’était plus assuré depuis un an, et je pense que c’est d’ailleurs pour cela que tu insistais autant pour que j’utilise ta voiture, et pas la mienne) et qui n’a pas roulé depuis notre arrivée à Jalhac, en n’emportant que des livres et quelques bibelots. J’ai erré 12 jours sur les routes de France, des Charentes Maritimes au plateau des Mille-Vaches en passant par Bourges, ignorant où je me rendais, totalement perdue. Le treizième jour, j’ai recouvré assez de raison pour appeler ma mère en Loire-Atlantique, qui est venue me chercher.

Là tu m’as laissé un peu de temps pour me remettre de mes émotions, te montrant conciliant en m’envoyant quelques affaires, avant de recommencer à montrer les dents, à me pressurer pour obtenir de l’argent de moi : et qui va payer la vitre du poele accidentellement brisée, et les factures véterinaires des chats, et la facture de l’eau que j’ai consommé, et de l’electricité que j’ai consommé, et l’assurance de la maison, et ci et mi…

Quelle façon malsaine, de ta part.

Parce que c’est le seul qualificatif qui me vient à l’esprit quand je songe à notre relation, Bertrand : malsaine. Et quand on regarde les faits, sois honnête : tu as exactement ce que tu voulais : une maison dans le Cantal, que tu n’as payé toi-même qu’une bouchée de pain (la tourte, c’est moi qui me la suis mangée, moi, et l’argent de feu mon père est totalement passé dans ton appétit), dont tu vantes d’avoir fait les travaux tout seul comme un grand, même que c’est pour cela qu’elle est forcément plus à toi qu’à moi.

Et moi ?

Eh bien mon rêve de vivre dans le Cantal est bel et bien terminé ; je suis coincée à St Gildas des Bois ; sevrée de mes addictions, j’en subis toujours de lourdes conséquences au niveau physique et psychologique. J’avais un terrain favorable du fait que mon frère et ma mère sont tous deux atteints de troubles bipolaires : ta médication maison contre la dépression a réussi à me rendre aussi malade qu’eux ; merci. Mon état est peut-être même pire que celui de ma parentèle : je suis actuellement contrainte d’élaborer une demande de rattachement à la Maison Des Personnes Handicapées de Loire-Atlantique, parce que mon état empêche toute réinsertion professionnelle.

Je sais que tu as l’impression que j’étais adulte et consentante, et que m’assommer d’alcool ou de cannabis était mon choix personnel : ce n’était pas le cas, Bertrand ; ce n’était plus un choix à la seconde où c’était devenu une addiction aussi incontrôlable, que ton père et toi aviez la bonté d’entretenir soigneusement, lui en amenant de l’alcool à chacun de ses voyages et toi en cultivant amoureusement tes plants de cannabis dans ton placard, plants que toi tu étais bien attentif à ne pas consommer du tout, n’est-ce pas… Tu ne cultivais ce psychotrope que pour moi, bien sûr…

Aujourd’hui, quand je regarde vos attitudes d’oncle et de cousin, et que je les compare à ce que fait une famille sensée qui tient réellement à un de ses membres qui part en vrille fait naturellement, je ne puis que conclure que la façon dont vous m’avez traité était parfaitement méprisable. Vous vous y êtes mis à deux pour me tuer à petit feu.

Enfin à petit feu… Aujourd’hui je me demande si tu n’espérais pas que je la plante, ta voiture, quand je partais bourrée pour vadrouiller sur des routes de montagnes à moitié gelées quand je ne supportais plus d’être à la maison, vu la facilité avec laquelle tu ignorais mes tendances suicidaires et me tendais la clef du véhicule en question alors que tu savais combien de litres de kir je m’étais enfilée juste avant de les prendre. Sais-tu que de nos jours, c’est considéré comme un acte criminel, de laisser quelqu’un bourré partir en voiture de chez soi ? Nos législateurs ont plus le sens du juste que toi. Aujourd’hui je me dis que ce n’est pas possible que tu ne te sois pas rendu compte que je partais pour me tuer de desespoir. Tu m’as regardée me noyer dans des litres de kir de piètre qualité, et tu m’as tendu des pétards, et puis tu m’as tendu les clefs de ta caisse. Comment tu parviens à te regarder en face dans une glace tout en sachant ce que tu m’as fait reste un mystère pour moi. Je suppose que tu es suffisamment convaincu que tes démarches ont la légitimité nécessaire pour que les conséquences de tes actes sur ma vie n’aient aucune espèce de signification pour toi, parfaite illustration de la théorie de l’engagement. Ce qui montre assez à quel point tu es infatué de toi-même, au passage. Parce que de légitimité, au plan légal, cela n’en a aucune.

Tu peux effectivement t’en laver les mains et dire que j’étais assez grande pour prendre ce genre de décision, mais d’un strict point de vue de la loi, ce que ton père et toi avez fait, ça s’appelle de l’abus de faiblesse. Vous avez profité de la dépression créé par le décès de mon père pour t’offrir une vie à mes dépends. Et vous m’avez maintenu dans un état de dépendance pour conserver la main mise sur les fonds hérités de mon père.

Le pire, c’est que tu ne t’es pas arrêté au fait d’avoir brisé ma vie et mes rêves. Tu vis dans ma maison, avec mes affaires, mes chats, dans le coin de Cantal que j’avais choisi pour moi, mais cela ne te suffit pas. Il faut que tu continue à me mettre la pression, à me faire chanter comme un canari ; comme je ne suis plus physiquement sur place, à présent tu te sers des affaires que j’ai été obligée de laisser en arrière pour ce faire. Tu sais que la plupart n’ont aucune valeur commerciale, mais allez ! Tu mets en vente à tour de bras, les bradant sur le site internet du bon coin, vendant par exemple pour 50 malheureux euros un futon que j’ai payé 2000 euros, juste pour me montrer que c’est toi le maître des lieux, tu fais ce que tu veux… Je n’ai aucun droit à la maison, voyons ; j’en possède la moitié, je t’ai torchée pendant un lustre avec l’argent de mon père, tout le jointoyage sur lequel tu peux poser les yeux, la mozaïque de la salle de bains est mon œuvre, j’ai continué à t’envoyer des espèces après mon départ selon tes instructions, mais rien de tout cela, ou du reste que je ne cite pas ici, ne compte pas à tes yeux.

Non ; pour toi, je ne suis pas propriétaire parce que je ne paye pas la taxe foncière… En réalité, tu m’as arnaquée là-dessus comme sur le reste : j’ai suivi tes instructions à la lettre pour te les payer chaque année, t’envoyant de l’argent en espèces comme tu m’as demandé, dans une carte de vœux envoyée en lettre simple. Je n’ai donc aucune preuve que je t’ai envoyé l’argent exigé par les impôts, et tu réclames aujourd’hui « sept ans d’arriérés de paiement », dont j’ignore le montant exact, puisque tu ne m’as jamais fait parvenir un seul justificatif pour tout ce que tu as continué à me ponctionner sans vergogne, dette arbitrairement décidé par toi qui t’octroie le droit de vendre mes affaires restées en arrière à ta guise… Dans l’humain, tu es ce qui se fait de pire, je peux l’affirmer aujourd’hui sans rougir.

Je suis lasse de tes façons, Bertrand. Je suis lasse de supplier de ne pas vendre mes affaires parce que j’y tiens sentimentalement et que j’ai toujours gardé l’espoir utopique de les retrouver un jour, lasse de t’envoyer de l’argent à fond perdus, lasse d’entretenir le gras pacha que tu es devenu à mon détriment.

Je me rends enfin compte que je n’ai aucun contrôle sur ce que tu fais ou pas de mes affaires : ça concerne ton sens de l’éthique, ta morale. Vends-les, ne les vends pas ; c’est toi qui sais si tu as vraiment le droit d’en jouir comme si elles sont tiennes alors qu’elles ne le sont pas et que tu n’as strictement aucun droit dessus ; ce n’est pas la peine d’inventer des dettes imaginaires pour te donner le courage ou le « droit », comme tu qualifies ce que tu fais, de le faire.

Ton attitude méprisable est la copie conforme de celle de ton père. Tu te souviens comme ton père a essayé d’arnaquer le mien, provoquant ce schisme qui a brisé la famille et nous a fait nous ignorer les uns des autres pendant les trente années qui ont suivi, lorsqu’il a emprunté de l’argent au mien dans les années 60-70 pour monter son entreprise puis qu’il a refusé de le rembourser quand son entreprise est enfin devenue bénéficiaire, sous prétexte que ce brave Jean-Claude Roussille avait aidé à payer les études de Christiane Roussille sa sœur…

Dans son esprit tordu, mon père en épousant ma mère était sensé le compenser financièrement pour l’investissement fait pour les études de celle-ci : l’argent prêté sur un tout autre motif devenait une compensation d’une perte précédente, alors que ça n’avait rien à voir. Si de l’argent devait être remboursé par quelqu’un, ce devait être par ma mère, en toute logique. Mais de l’argent investi dans des études est-ce vraiment un prêt ? N’est-ce pas un acte philantropique naturel, entre parents qui ont besoin de soutien mutuel, surtout dans le contexte familial sinistre dont ils étaient tous deux issus ? Attend-on d’un enfant qu’il rembourse ses parents pour les investissements que ceux-ci font sur sa vie ?

Ton père était fier de jouer les parents pour elle en l’aidant à aller au bout de ses études d’infirmière (dont elle a elle-même payé une grande partie en travaillant comme aide-soignante, ça, il oublie facilement de le dire, n’est-ce pas)… De parent il n’a que le titre qu’il s’arroge sans y avoir le droit : son cœur est plus sec qu’un béton hydrofuge.

Ce que tu fais aujourd’hui avec moi c’est exactement pareil que ce que ton père a fait toute sa vie : tu clames m’avoir fait un « prêt », dont je ne connais même pas le montant exact, puisque tu as en ta garde tous les documents nécessaires à le justifier, et que tu évites soigneusement de me les envoyer, sans doute pour économiser un timbre, pingre comme tu es, un prêt duquel il faudrait que je te rembourse… Tu crées unilatéralement une obligation morale qui n’a aucune consistance en dehors de ton cerveau tordu, et tu t’en sers pour exiger des choses déraisonnables auprès de la personne dont tu te veux te servir pour obtenir ce que tu veux. Et c’est moi que tu essayes de faire passer pour une garce dans l’histoire, celle qui t’a abandonné lâchement dans le Cantal…

Pourtant, regarde comment la garce, elle, a géré une situation similaire à la tienne… Moi, dans notre histoire, j’ai tout perdu. TOUT. Je ne t’ai pas demandé de payer pour la caution de mon logement (alors que tu es totalement responsable du fait que je me sois brutalement retrouvée sans domicile fixe), je n’ai pas exigé que tu rembourses pour la machine à laver ou toutes les choses que j’ai dû me procurer pour refaire ma vie de ZERO (je suis partie sans même un vêtement sur le dos : tu n’as pas même eu la décence de me les envoyer, par contre tu n’as aucun scrupule à les mettre en vente sur le bon coin, à ce qu’on m’a signalé), je n’ai rien exigé de toi alors que toi tu as gardé tout ce qui m’appartenait, jusqu’à mes tasses, mes godemichets ou mon ordinateur personnel (contenant copie de tous mes écrits, tous mes romans… J’ose espérer que tu n’as pas l’intention de tirer profit de mes productions intellectuelles personnelles, par-dessus le marché)… Car moi, j’ai fait ce que toute personne raisonnable est sensé faire : accepter que la responsabilité des choses me concernant m’incombe à moi et à moi seule, et ne retombe pas sur les autres au prétexte qu’ils m’ont pourri la vie. Tu vois, il est très simple de ne pas chercher à tirer avantage d’autrui, même quand les circonstances jouent en ta faveur : il suffit d’avoir un peu de morale.

Et si encore tu ne t’en étais tenu qu’à moi… N’as-tu pas demandé directement à ma mère de te donner partie du fruit de la vente d’un bien immobilier sien au titre du remboursement de cette dette imaginaire ? Et quand ce plan-là n’a pas abouti, n’as-tu pas demandé à tes parents de maintenir la pression sur elle afin qu’elle cède à tes exigences de pervers narcissique ?

Venir chercher mes affaires à Jalhac implique hélas de te rencontrer, et je ne puis envisager de faire cela un seul instant : comme ton père, tu es un homme cruel et mauvais ; il n’est pas question que je me mette en danger sous prétexte que tu veux voir mes affaires disparaître de ta vie d’un coup de baguette magique. J’ai bien compris que c’est la mort qui m’attend sur place si je le cédais à l’affectif ; le Cantal c’est grand et se débarrasser discrètement d’un corps encombrant ne poserait aucun problème. Non, Bertrand ; je ne viendrais jamais les chercher en tous les cas pas sans protection parce que tu es un criminel. Je n’ai aucune confiance en toi, Bertrand, aucune. Tu n’as aucun cœur, aucun honneur.

Si tu étais quelqu’un d’honneur, Bertrand, tu aurais convenu que le foncier t’incombe intégralement : tu jouis des locaux que nous avons achetés ensemble, tu refuses de vendre, tu refuses de me racheter ma part afin de me libérer de cette propriété dont je ne peux même pas jouir pour des vacances, ou utiliser pour garder le mobilier que tu me sommes régulièrement de débarrasser de « ta » maison, pour libérer « ta » vie…

Mais tu es un homme sans honneur, Bertrand. Un homme, dont la seule gloire a consisté à faire mourir à petit feu un membre de ta propre famille qui comptait sur ton amitié, tout en lui arrachant des avantages en nature pour que la captation d’héritage soit moins facile à détecter juridiquement.

Tu es tellement mesquin que la seule chose dont tu t’es senti le courage cette année, ça a été de ne pas m’envoyer de double de l’avis de la taxe foncière quand tu l’as reçue, comme chaque année, sans me prévenir que tu n’en assumerais pas l’intégralité ce coup-ci, malgré les fonds que je t’ai fait parvenir à cet effet début septembre, naturellement, et d’attendre que le délai de paiement soit dépassé afin de prévenir le fisc que c’est à moi qu’ils devaient s’adresser pour la seconde moitié, majorée de 10 % puisque le paiement m’en est réclamé hors délai.

Je pense que ça, pour moi, ça a été la goutte d’eau nécessaire à faire enfin déborder le vase de ma patience.

Vendredi dernier après mon premier appel, j’ai consulté un officier de police judiciaire stationné à la Gendarmerie de mon domicile : il existe des moyens de monter un dossier contre toi. Ton père et toi vous êtes rendus coupables d’un crime ; vous seriez bons pour le pénal si je m’y collais sérieusement. Vous vous êtes tous deux acharnés sur un être faible sans appui, sans défense. Et ce ne serait pas difficile à prouver : des duplicata de relevé bancaires, je peux en obtenir sans même avoir à les payer, vu les circonstances, sur ordre d’un tribunal ; des témoignages, j’en trouverai ; les achats pour le placard à cannabis tu les a fait avec ta carte bancaire, ce qui est parfaitement traçable ; étant en situation de précarité, je peux obtenir l’aide juridique afin de m’aider à payer les frais d’un avocat, pour me guider dans toutes mes démarches contre toi ; je peux obtenir l’appui d’associations luttant contre la maltraitance, je peux obtenir un certificat médical de la part d’un ou plusieurs médecin qui assureront sans difficulté que c’est l’usage intensif de cannabis combiné à l’alcool qui a causé cette crise psychotique qui m’a définitivement brisée : mon frère a vécu exactement la même expérience dans sa jeunesse, pour exactement le même résultat.

Mais je n’ai pas l’intention de me battre pour t’obliger à me rembourser ce dont tu m’as privée. Parce que tu m’as privé de choses qu’aucun argent ne pourra jamais compenser : mon foie, mon cerveau, le paysage qui me rendait heureuse, ma confiance en autrui (car après une trahison comme la tienne, la trahison d’un parent, trahison répétée année après année, comment oserai-je faire confiance à d’autres, mmmh ?!), l’univers familier constitué par ma bibliothèque, mes bibelots, mes meubles, le peu qui me reste de mon père ou ma maison ; rien de tout cela ne pourra m’être rendu par l’argent que je pourrais tirer de toi si je te traînais en justice comme tu le mérites. Aucun montant d’argent ne compensera jamais ce dont tu m’as privée à jamais, ma santé, ma personnalité, ma capacité à aller en toute confiance au devant d’étrangers pour me faire de nouvelles relations, ma capacité à trouver un travail et à le conserver.

La perte est irrémédiable.

Non, Bertrand ; je refuse de vivre dans le passé, je refuse de laisser ce que ton père et toi m’avez fait me dévorer vivante et me perdre dans une quête de vengeance vaine et inutile qui ne m’apportera guère que du pognon, autant dire du vent.

L’exemple de ton père qui attendu 30 ans pour « récupérer » à travers ton action de mon défunt père l’argent qu’il continue d’estimer lui avoir été soustrait à tort, vengeance pour laquelle il n’a pas hésité à sacrifié sa nièce, l’exemple de ma mère, qui a passé sa vie à cumuler des biens sur le dos de sa sœur, de ses belle-filles, de son mari ou de ses enfants pour finir dans une détresse morale où tous ses biens et tout son argent en banque ne lui permette pas d’avoir des rapports normaux avec son fils chéri et sa petit-fille adorée me sont un guide suffisant pour savoir ce qui est bon pour moi.

Je renonce.

Tu veux que la maison t’appartienne de plein droit sans que cela te coûte davantage que tout ce que tu clames y avoir mis ? Pas de problème. Consulte le notaire qui a procédé à la vente, et vois avec lui comment nous pouvons procéder pour que je te cède ma part pour un euro symbolique. Envoie-moi les papiers notariés, que je les signe, et que je n’ai plus rien en commun avec une pourriture comme toi.

Comme ça, tu seras le propriétaire de « ta » maison de façon officielle et moi, je n’aurais plus cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, d’être tenue pour responsable d’un logement dont je n’aurais plus jamais la jouissance de toute ma vie alors que je l’avais élue dans mon cœur, parce que tu m’en as dépouillée, à la digne façon d’un Roussille. Car tous les Roussille font ça, ne le vois-tu pas ?

François, Alain, Jean-Claude, Christiane, et à présent toi… Les Roussille sont des spécialistes quand il s’agit de dépouiller autrui, surtout si ce sont des membres de leur propre famille. J’ai vu ma mère se déchirer avec sa sœur, allant jusqu’à lui voler son mari, parce que c’est trop trop trop injuste que sa sœur ait hérité de ses grand-parents et pas elle ; j’ai vu Alain annoncer qu’il montait en Angleterre avec quelques bonnes bouteilles de vin (tu vois, c’est une manie, chez vous, les hommes de la famille Roussille, d’enivrer les femmes rétives pour émousser leur volonté) dans le but de pousser cette même sœur à signer la vente d’une portion de sa propriété parce que cet étron avait contruit sa maison bien trop près de sa parcelle à elle exprès, en sachant pertinemment qu’elle serait obligée légalement de céder du terrain ce qui lui permettrait d’agrandir sa parcelle à lui qui lui paraissait trop petite pour y loger la grandeur de son âme d’arnaqueur à la petite semaine ; Jean-Claude m’a raconté comment mon père avait dû produire au tribunal une lettre de reconnaissance de dette signée de la propre main de ton père pour récupérer le pognon qu’il avait la gentillesse de lui prêter et que ton père entendait garder à titre de dédommagement pour une « dette » que mon père n’avait pas le moins du monde contractée… Je pourrais faire l’inventaire de ce que j’ai vu les Roussille se faire les uns aux autres sur un registre épais comme la Bible : vous êtes une famille de hyènes, toujours à conspirer les uns contre les autres, pour augmenter votre bien personnel par la ruse, l’astuce, l’arnaque au détriment exclusif des vôtres... C’est fascinant de constater que vous ne tournez cette agressivité que contre vous-mêmes, et jamais vis-à-vis d’inconnus : vous devez avoir été maudits par un être puissant, pour ne faire constamment du mal qu’aux vôtres, ceux qui vous aiment et que vous êtes sensés aimer. Oui, vous avez une définition de l’affection on ne peut plus étrange. Plus je vous vois faire, plus je suis fière d’être une JUIVE.

En tous les cas, je te félicite, tu viens de faire l’affaire du siècle. Quelle plus-value tu vas pouvoir tirer de cet endroit où j’ai investi autant de mon âme, de mon sang et mon cœur… C’est ta mère, la Reine de l’immobilier rouennais, qui va être fière de toi, bravo.

Tu veux vendre mes affaires, les brader sur le net ou dans des vide-greniers en jouant les brocanteurs sans avoir de patente ? Fais-en à ta guise. Je te donne officiellement par cette lettre tout ce que tu ne m’avais pas encore volé. S’il te reste deux sous de morale, en acceptant ma proposition tu m’enverras mes archives papiers, tu sais, toutes mes fiches de paye, tous les documents concernant ma vie d’avant 2009 et dont j’ai constamment besoin sans pouvoir y avoir accès, parce qu’elles sont aux mains d’un homme qui n’attend que de me revoir pour me tuer. Tu y joindras mon Snoopy, ma peluche d’enfance ; il n’a aucune valeur commerciale, et finirait en chiffons vu son état, or j’y tiens vraiment beaucoup. Mais je doute que tu aies assez de grandeur d’âme pour faire un tel geste : Roussille tu es, Roussille tu resteras jusqu’à la fin de ta vie.

La leçon m’est cruelle, elle m’a coûté tout ce que j’avais en te rencontrant, tout ce que mon père m’avait laissé, tout ce que son héritage m’avait permis d’acquérir, mais elle est apprise, n’en doute pas un seul instant.

Tu peux échapper à la justice des hommes aussi longtemps qu’il te plaira : celle de l’Univers te rattrapera, Judas. Contemple la beauté de tes trente shekels d’argent, soupèse-les à loisir… La nuit tombe, et la corde se balance.

vendredi 20 mars 2015

Eclipse solaire du 20 mars 2015, clichés pris entre 10h43 et 10h50

J'étais en train de bosser sur une idée pour un de mes romans, quand mon chat installé dans mon dos, s'est redressé et a grondé brèvement : elle venait d'entendre un bruit métallique dans la rue qui ne lui a pas plu... Tellement pas qu'elle se lève, et file dans le salon, brusquement excitée, alors que la seconde d'avant elle était cool en train de sommeiller...

Moi aussi j'ai entendu le bruit et je l'ai tout de suite reconnu ; c'est le flag promotionnel de mon voisin qui vient de s'abattre dans la rue suite à une rafale de vent trop brutale...

Pourquoi diable ce bruit l'inquiète-t-elle autant aujourd'hui ?

Je vais dans le salon, j'ouvre la travée donnant sur la rue... Je repère mon voisin qui relève le drapeau tombé par faute du vent... Tiens, y a pourtant pas un pèt de vent... Curieux. Je vais pour refermer la fenêtre, mais je m'avise que dans la grisaille de la matinée, le soleil montre un bout de nez. La nébulosité est parfaite : un halo solaire se préparerait-il ?

Je vais chercher mes lunettes de soleil, pour détecter le fin cercle qui devrait se dessiner dans le ciel...

Je ne calcule pas tout de suite ce que je vois.

C'est quand je retire mes yeux de ma cible et que l'image éblouie collée à la rétine en rémanence me parait improbable que je realise... Dans le feu solaire gravé temporairement au fond de mes yeux, je me rend compte que c'est un croissant de lune que j'ai vu... A la place du soleil...

Et c'est là que ça me frappe.

L'éclipse !!!

Y avait une éclipse prévue pour ce week-end, non ?! J'ai lu des trucs dessus dans la presse...

Je tope mon appareil photo, et j'essaye tant bien que mal quelques clichés :



Mais le soleil reste trop éblouissant malgré qu'il soit partiellement recouvert par la lune en transit devant lui, impossible d'avoir un seul cliché net, quelque soit le mode et les filtres que j'essaye...

Et là, magique ; le temps se met de la partie. L'éclaircie nébuleuse fait passer des nuages devant le soleil, assez épais pour filtrer l'excédent de luminosité qui m'empêche de photographier, et assez legers pour me permettre quelques clichés :






Et voilà comment on photographie une éclipse solaire quand on vit dans un bled paumé de Loire-Atlantique recouvert du légendaire temps (de chien) breton, qu'on a pas du tout un matériel adapté pour photographier le soleil...

Avec un petit coup de pouce du divin, en somme. ^^

vendredi 13 mars 2015


mardi 3 février 2015

Avec leurs bytes et leurs couteaux ^^

source : http://www.lepoint.fr/monde/une-belle-femme-sur-skype-et-des-rebelles-syriens-se-font-pirater-02-02-2015-1901743_24.php
 

Une belle femme sur Skype, et des rebelles syriens se font pirater

- Publié le - Modifié le

Tombés sous le charme d'une "femme fatale" sur Skype, des rebelles syriens se sont fait dérober des informations militaires clés par le gouvernement de Bachar al-Assad
Tombés sous le charme d'une "femme fatale" sur Skype, des rebelles syriens se sont fait dérober des informations militaires clés par le gouvernement de Bachar al-Assad, a révélé lundi une société de sécurité informatique dans un rapport.

Quand cette femme leur a envoyé sa photo, elle a introduit en même temps des logiciels malveillants dans les ordinateurs et les téléphones des combattants de l'opposition syrienne, a précisé la société FireEye, qui a récemment racheté la société Mandiant, connue pour avoir mis au jour des piratages probablement conduits par le gouvernement chinois.

Par ce système de piratage, FireEye affirme avoir découvert le vol, entre novembre 2013 et janvier 2014, de plans de bataille, de coordonnées géographiques ou d'informations sur les armes utilisées.
Les pirates soudoyaient leurs victimes par des avatars de femmes séduisantes, qui après une conversation sur skype finissaient par leur envoyer leur photo accompagnée d'un logiciel malveillant. Cela leur permettait de voler des "tonnes de documents internes sur les opérations militaires programmées contre les forces du président (Bachar al) Assad", explique FireEye dans son rapport.

"Parfois le groupe dérobait des dossiers relatifs aux futures opérations militaires à grande échelle. Y compris des courriers, des tableaux de service, des images satellites annotées, des cartes, des ordres de bataille, des coordonnées géographiques d'attaques, ou des listes d'armes utilisées par les groupes de combattants".
Les pirates demandaient à leurs cibles quels appareils ils utilisaient (ordinateur fixe ou smartphone, système d'exploitation Android ou iOs) dans le but d'y introduire un logiciel pirate ad hoc, précise FireEye.
Les pirates obtenaient en outre l'accès aux relations Skype de leurs interlocuteurs et à leurs conversations sur des projets contre Assad.

FireEye n'a pas obtenu cependant suffisamment d'informations pour déterminer précisément l'identité des pirates ou leurs liens avec les forces d'Assad. Mais, note FireEye, "nous avons des informations selon lesquelles le groupe a été financé ou est situé en dehors de la Syrie".

"Même si nous ne pouvons pas identifier vraiment les auteurs de ces attaques, nous savons qu'ils ont utilisé les réseaux sociaux pour s'infiltrer dans les appareils de leurs victimes et voler des informations militaires susceptibles de donner des avantages aux forces d'Assad sur le terrain", a souligné Nart Villeneuve, chercheur chez FireEye.

03/02/2015 10:17:50 - Washington (AFP) - © 2015 AFP

dimanche 1 février 2015

Et pendant ce temps-là, autour de la ZAD...

source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/05/notre-dame-des-landes-les-fausses-certitudes-de-francois-hollande_4549533_3244.html

Notre-Dame-des-Landes : les fausses certitudes de François Hollande

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par


Dans la ZAD, la zone à défendre, les constructions des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes se fera, dès que les recours auront été épuisés. La déclaration de François Hollande, lors de son interview sur France Inter lundi 5 janvier, annonce-t-elle un prochain démarrage du chantier au nord de Nantes et la réouverture du conflit avec les zadistes installés dans le bocage ?

Le 18 décembre dans Ouest France, le premier ministre Manuel Valls avait été encore plus précis sur le calendrier, évoquant la mi-2015 pour la construction de l’aéroport. En réalité, le début des travaux pourrait bien être renvoyé à plusieurs années, et peut-être après le rendez-vous de l’élection présidentielle de 2017 qui était, à l’origine, la date annoncée de mise en service de la nouvelle plate-forme aéroportuaire, sise dans le bocage nantais.

Nombreux recours

Les deux arrêtés préfectoraux pris en décembre 2013 sur la protection des espèces et la loi sur l’eau ont été attaqués devant la juridiction administrative, que ce soit pour le chantier du futur aéroport ou celui des dessertes routières de la plate-forme. « Plusieurs requérants, associations, élus, etc. ont visé ces deux textes. Le tribunal devrait statuer vers la fin mars ou le mois d’avril, estime Raphaël Romi, l’un des avocats des opposants à l’aéroport. Si la décision nous est défavorable, nous ferons appel, puis nous irons devant le Conseil d’Etat en cas de nouvelle décision défavorable et, enfin, devant la Cour de justice de l’Union européenne. »

Le chef de l’Etat entend-il vraiment respecter tous ces délais ? « Chiche, nous prenons au mot M. Hollande et voulons bien que les travaux ne commencent qu’après toutes les démarches effectuées, y compris devant l’Europe, avance Me Romi. D’autant que le permis de construire de l’aéroport n’a toujours pas été accordé officiellement et s’il ne correspond pas à la déclaration d’utilité publique, ce qui est probable, nous l’attaquerons aussi. »
Huit autres recours, non suspensifs, ont été déposés, fin octobre 2014, devant les tribunaux administratifs de Nantes, Rennes et Paris concernant les aides apportées par les collectivités locales à Aéroport du Grand Ouest (AGO), filiale de Vinci. « 38 millions d’euros ont été versés à AGO avant que la Commission européenne ne notifie la compatibilité de ces versements avec le marché, par des collectivités locales, comme les assemblées régionales de Bretagne et des Pays de la Loire, le conseil général de Loire-Atlantique, Nantes Métropole, etc. détaille Thomas Dubreuil, avocat des requérants. Nous avons demandé à ces collectivités d’exiger le remboursement de ces sommes versées entre 2011 et fin 2013, mais elles ne l’ont pas fait. »

Demandes européennes

Le tour d’horizon de cette guérilla judiciaire ne serait pas complet sans évoquer les démarches effectuées par la Commission européenne à l’égard de la France sur ce dossier. Une mise en demeure avec des questions précises avait été envoyée, fin février 2014. « La France avait obtenu un délai pour répondre mais il faut maintenant étudier les arguments du gouvernement, fait valoir Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts. Plusieurs points de la réglementation européenne n’étaient pas respectés, s’agissant des mesures de compensation pour la destruction de zones humides, ou sur le processus de consultation du public et la proposition d’alternatives. » Les opposants ont demandé à être reçus à nouveau par la commission des pétitions du Parlement européen

Ce dialogue entre la France et Bruxelles fait-il aussi partie des échéances dont M. Hollande dit vouloir attendre les conclusions ? Du côté de la préfecture de Loire-Atlantique, « le dossier européen n’en est qu’à une étape pré-contentieuse, il est donc exclu des recours dont il faudrait attendre l’issue ».
Les difficultés ne sont pas que juridiques. Le déménagement de certaines espèces protégées constitue un autre obstacle : les fûts (troncs d’arbre) qui abritent les grands capricornes, les tritons crêtés ou marbrés, ne pourront être déplacés avant plusieurs mois, pas avant l’automne.
Pour autant, ces différentes entraves ne rassurent pas les opposants qui craignent la détermination d’un Manuel Valls, soucieux d’asseoir l’autorité de l’Etat. Et l’emploi par M. Hollande du futur – « quand les recours seront épuisés, le projet sera lancé »  inquiète les anti-aéroports. « Les jeux sont faits, le tribunal ne nous donnera pas raison et il accélère même les rythmes, s’offusque Françoise Verchère, conseillère générale (Parti de gauche) de Rezé et animatrice du Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (CeDpa). Il y a des recours, mais on sent que le chef de l’Etat prépare l’opinion au démarrage des travaux, c’est le sens du discours sur le marqueur, l’investissement nécessaire »

Risque de nouvelles violences

La ZAD, contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a été le théâtre à de nombreuses reprises, en 2013, d'affrontement entre gendarmes et opposants.  AFP PHOTO / FRANK PERRY
La ZAD, contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a été le théâtre à de nombreuses reprises, en 2013, d'affrontement entre gendarmes et opposants. AFP PHOTO / FRANK PERRY | FRANK PERRY / AFP
  
Il reste que cette décision de démarrer le chantier est d’abord et avant tout politique. Pour engager les premiers coups de pelle et couper les premiers arbres de cette zone humide, il faudra au préalable évacuer les dizaines, voire centaines, d’opposants disséminés dans les cabanes et maisons érigées depuis deux ans dans la zone à défendre, la ZAD.
Le gouvernement et la majorité socialiste prendront-ils le risque, à la veille de l’élection présidentielle, d’un conflit qui promet d’être plus violent encore qu’à Sivens dans le Tarn, où un jeune opposant au projet de barrage a été tué, le 26 octobre 2014, lors des affrontements avec les gendarmes ? Rien n’est moins sûr.
Dans un courrier adressé, le 22 décembre, au premier ministre, le président socialiste du conseil général de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, exprime ses inquiétudes. « La mort d’un homme, à Sivens, doit nous alerter. L’usage de la force, le recours aux experts ne suffiront pas à faire, comme je le souhaite, du projet de transfert de l’aéroport, une réussite », dit ce fervent partisan de l’aéroport. L’Etat a la lourde mission d’assurer l’ordre et la tranquillité publique sans jamais générer davantage de désordres que le trouble initial. (…) Une nouvelle intervention des forces de l’ordre, sans discussion, sans planification, aboutirait à de nouvelles violences. »
M. Grosvalet rappelle au chef du gouvernement la précédente opération César qui, en octobre 2012, avait mis le bocage nantais à feu et à sang. Cette opération « qui a abouti à une radicalisation de la situation, au détriment de la population, sans permettre la mise en œuvre sereine du projet, invite à la plus grande vigilance. Un nouvel échec signifierait probablement la fin du dossier. » C’est probablement cet ultime argument, plus que les échéances judiciaires, qui risque de tempérer les ardeurs aéroportuaires du couple exécutif.

samedi 24 janvier 2015

Entre les baisse d'impôts consenties aux foyers les plus necessiteux, et le discours sécuritaire maîtriser, c'est pas difficile de faire mieux que n'importe quel petit excité... ^^

source : http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20150124trib7108a5466/les-francais-font-plus-confiance-a-valls-qu-a-sarkozy-en-matiere-de-securite.html

Les Français font plus confiance à Valls qu'à Sarkozy en matière de sécurité


Politique
 
Manuel Valls et Nicolas Sarkozy (ici au Parc des Princes en mars 2014) bénéficient tous deux d'une réputation forte sur la question sécuritaire. (Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer)
latribune.fr (avec Reuters)  |   -  202  mots
 
C'est la popularité de Manuel Valls auprès des sympathisants de droite qui lui permet de remporter le duel, selon un sondage.
Pour répondre aux menaces sécuritaires, les Français misent d'avantage sur le Premier ministre Manuel Valls que sur Nicolas Sarkozy. Si le président de l'UMP et le chef du gouvernement bénéficient tous les deux d'une réputation forte sur la question sécuritaire, 52% des Français estiment que le second est le plus à même de proposer des mesures efficaces, contre 47% pour l'ex-président., selon un sondage* Odoxa pour iTELE et Le Parisien diffusé vendredi 23 janvier .

Valls plus populaire à droite... et Sarkozy à gauche

C'est la popularité de Manuel Valls auprès des sympathisants de droite qui lui permet de remporter le duel. En effet, 16% d'entre eux font plus confiance au Premier ministre dans le domaine de la sécurité contre 8% de sympathisants de gauche faisant davantage confiance à Nicolas Sarkozy.
Par ailleurs, pour 57% des sondés, le président de l'UMP a eu tort de critiquer le gouvernement sur les mesures de sécurité et ses propos cassent l'union nationale qui existait entre la gauche et la droite sur le sujet.


*Ce sondage a été effectué les 22 et 23 janvier auprès d'un échantillon de 1.015 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.